jeudi 19 février 2009

Allez on change du tout au tout

J'ai malheureusement du mal à tout dire alors maintenant on voit au jour le jour.

Pour la petite histoire, il y a 2 semaines j'étais en mission à Berberati se trouvant à environ 650 km de Bangui par la route de BOALI (là où il y a la centrale qui nous donne le courant) donc une route goudronnée et à 450 km en passant par la route du 4 ième parallèle, qui fait passer par 7km de piste de sable, dans la forêt qui fait peur et mode 4x4 surtout.

L'aller a été vraiment long, 12 h de route à n'en plus finir et le dernier tronçon de 100km une véritable torture, car la route chaotique et de nuit c'est vraiment pas une tasse de thé, mais je passe en plus les moments de galère avec les gardes barrière, la garde républicaine qui a été plutôt sympa elle car on est passé en disant mission catholique en partenariat avec Ambassade de France.
Mais bon on a eu le droit au pourri de gendarme qui lui voulait vraiment que de l'argent, biensur on appelle ça les "FORMALITES".

La ville de Berberati en elle même et bien c'est pas trop loin du Cameroun, plus petit que Bangui même pas comparable quand on pense que c'est la 2ième ou 3ième après Bangui. Et la bière 33 export camerounaise est bonne.

Le délire a été la rencontre avec la sœur Elvira qui nous a fait rire en demandant à ses collaborateurs de nous sortir la nuit et nous trouver 2 femmes pour passer la "Bonne nuit" d'ailleurs auparavant je n'avais jamais compris pourquoi tout le monde me souriait quand je leur disait bonne nuit. Ça voulait dire que la nuit sera bonne à 2, mais une sœur de la "night" comme elle nous a dit c'est vraiment d'enfer.

On a dormi dans un petit hôtel, assez sympatoche où le premier soir devant la concession un gamin qui s'était trompé de direction en montant sur un camion se jeta badaboum on arrive pour savoir si tout va bien et quand au bout de 2 minutes les gens se mettent à dire qu'il s'est jeté de lui même du camion ça passe presque au lynchage collectif.

Le lendemain ??? et bien un bus qui allait tombé du pont devant la concession, c'est un truc de fou ce coin.

Dimanche on entame le retour avec nos super paysages en tête, j'avoue la route du 4ième parallèle c'est grave une grande partie de laterrite en tôle ondulée, puis du rally pur à 10km/h tellement c'est dangereux et qu'on ne veut pas s'embourber.

A un moment donné des pygmés de partout la classe et des vrais car à 50 voir 100 km autour y a rien. D'ailleurs j'étais pas fier d'avoir oublié mon turaya (téléphone satellite en cas de problème).

On passe on passe, on crise de rire en faisant des dérapages devant un gendarme que la voiture précédente venait d'esquiver, lui complètement décontenancer nous laisse passer tellement il en revient pas des fous.

La partie horrible du voyage doit pourtant arriver ?? et bah au moment où on voit Mbaiki 107 km de Bangui le début du goudron, on se fait arrêter par un garde barrière et là le drame, espionnage et compagnie enfin ça n'en finit plus jusqu'à ce que je craque et appelle Hervé pour qu'il me sorte de là car le procureur de Mbaiki le connaît bien et c'est ce qu'il se passe justement il nous sort de là mais le gendarme trop vexé parce qu'il faisait le malin et que je l'ai bien calmé, nous a gardé un bout de temps pour ne pas perdre la face. J'avoue après de telles embrouilles, on se dit MAIS QUELLE BANDE DE CONNARD DE MERDE !!! et ça fait du bien de le dire.

Enfin le retour se termine bien la phrase marrant à la fin il disait qu'on était trop dans la voiture, ah bon ?? toi tu est 6 dans une voiture et euh à 30 dans un taxi 5 places ça passe, on se fout de nous, et oui il nous demande de prendre son cousin au final, la bonne blague...

1 commentaire:

Maxou a dit…

Que d'aventures ;)